En Corse comme ailleurs, le nombre de violences conjugales avait explosé lors du premier confinement. Tout juste deux jours après l’entrée en vigueur du reconfinement une femme a été tuée par son compagnon à Valle d’Alesani.
Dans ce contexte particulièrement à risque, les acteurs insulaires rappellent qu’ils restent totalement mobilisés pour venir en aide à celles qui sont en danger.
Dans un communiqué en date du 29 octobre, Elisabeth Moreno, la Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, annonçait que suite à la mise en place du nouveau confinement les dispositifs destinés à protéger les victimes de violences intrafamiliales « demeurent actifs et opérationnels ».
Les pharmacies mobilisées
Parmi eux, le dispositif « alerte pharmacie » permet aux victimes de violences intrafamiliales ou témoins de ces victimes de se signaler auprès de leur pharmacien afin qu’il contacte les forces de l’ordre.
Alors que le confinement constitue un facteur aggravant du phénomène des violences au sein du couple, il est également rappelé que l’attestation de déplacement n’est pas nécessaire en cas de danger immédiat. Si elles se sentent en danger, les femmes peuvent fuir le conjoint violent et quitter leur domicile avec leurs enfants à tout moment, et ce sans devoir disposer d’une attestation.
0800 400 235 : le numéro régional SOS VIOLENCE
- Les victimes ou témoins de violences sexistes ou sexuelles peuvent contacter 24h/24 et 7j/7 le numéro régional SOS VIOLENCE, anonyme et gratuit. Au bout du fil des professionnels locaux du CIDFF de Haute-Corse peuvent informer, orienter et accompagner : Tél: 0800 400 235
- En cas d’urgence et de danger immédiat, il est recommandé d’appeler le 17 ou d’envoyer un SMS au 114.
Les professionnels du Centre d’Information d’aide aux Droits des Femmes et des Familles de la Haute-Corse sont chargés de la gestion du numéro régional. Ce sont eux qui reçoivent l’ensemble des appels et qui les redirigent vers la Corse-du-Sud en ca de besoin.
Cette fois-ci comme lors du premier confinement, le CIDFF et tous ses partenaires de terrain sont mobilisés pour maintenir les protocoles en vigueur afin d’aider les femmes en danger. Il s’agit notamment de la CORSAVEM, de l’unité violence à l’hôpital (pour Bastia), la gendarmerie et la police.
Le CIDFF de Haute-Corse dispose de numéros de téléphone supplémentaires permettant de contacter directement une psychologue : 06 03 29 18 62 ou une juriste : 04 95 33 43 25.
Dans la lutte face aux violences faites aux femmes, de nombreux bénévoles se mobilisent également. L’association Donne e Surelle signale notamment que ses bénévoles sont mobilisés pour mettre en relation les victimes avec les professionnels qui peuvent les prendre en charge. Elle rappelle que personne ne doit fermer les yeux car « des femmes meurent du silence de l’entourage, de la famille ou des voisins ».